20/10/2017
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Charente-Maritime : 85 dauphins échoués en quatre jours

Depuis quelques jours, les côtes de Charente-Maritime et de Vendée se sont transformées en cimetière marin. «85 dauphins morts» (dont un spécimen de grand dauphin blanc) se sont en effet échoués sur les plages selon Vincent Ridoux de Pelagis, l’observatoire de mammifères et oiseaux marins situé à La Rochelle. Ce chiffre conséquent représente «10% des échouages totaux que l’on reçoit sur les côtes de la France entière, en une année» d’après le professeur en écologie.

Effectué grâce au réseau de correspondants locaux de Pelagis, et mis à jour par le travail des équipes envoyées sur place, ce bilan devrait même s’alourdir au cours des prochaines marées, pour atteindre la centaine de carcasses de cétacés.

Ce phénomène d’échouage est pourtant tristement récurrent: chaque année, sur ces mêmes côtes de Charente-Maritime et de Vendée, entre 50 et 100 carcasses de dauphins sont retrouvées, dont une majorité entre janvier et mars. À cette période de l’année, les dauphins nagent plus proche des côtes, mais sont aussi confrontés à une plus grande répartition des menaces, naturelles ou humaines. Un millier de spécimens sont donc retrouvés, chaque année sur l’ensemble de la France. Pourtant, l’importance inhabituelle de ces échouages condensés en quelques jours seulement, interpelle les scientifiques.

Des morts accidentelles

Dans un premier temps, les trois tempêtes successives qui ont sévi dans le pays , et notamment dans l’océan Atlantique, ont été suspectées. Pourtant, Pelagis a très vite rejeté cette cause.

«Il arrive aussi que des épidémies provoquent des échouages, mais ce n’est pas le cas ici: les animaux observés semblaient tous être en bonne santé» signale Vincent Ridoux. Ce bon état de santé exclut donc l’hypothèse de morts naturelles, «certainement pas majoritaires». Reste donc la mort accidentelle, que les analyses semblent confirmer.

«Pour l’instant, une vingtaine de dauphins ont été examinés. Les conclusions arriveront dans les prochains jours, mais tout porte à croire que des engins de pêche sont en cause», ajoute Vincent Ridoux, évoquant ainsi la pêche au chalut pélagique, qui laisse traîner des filets entre la surface et le fond, sans le toucher. Contacté par Le Figaro, le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (CRPMEM) de Poitou-Charentes n’a pas donné suite.

Source : msn.com – 8 février 2017

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