21/11/2017
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Dragon de Komodo. Une clé contre la résistance aux antibiotiques ?

Le sang des dragons de Komodo contient 48 peptides microbiens, des protéines qui peuvent tuer les bactéries. Synthétisés par des chercheurs américains, huit de ces éléments ont montré leur capacité à détruire les microbes qui résistent aux antibiotiques actuels. La médecine pourrait bientôt disposer d’une nouvelle arme pour lutter contre les super-bactéries.

Grâce aux protéines surpuissantes qu’il contient, le sang des dragons de Komodo, ces lézards géants originaires d’Indonésie, permettrait de faire disparaître un grand nombre de bactéries. Parmi ces dernières figurent des super-bactéries dont la faculté à résister aux antibiotiques inquiète les médecins.

Ces protéines miraculeuses, appelées peptides antimicrobiens, pourraient à terme fournir la base d’un traitement pour lutter contre les plus virulentes des infections.

C’est ce qu’avancent les chercheurs de l’Université George Mason (États-Unis) dans une étude publiée le 6 février dernier dans le Journal of proteome.

Si les scientifiques ont choisi de se pencher sur les caractéristiques antibactériennes de l’immense reptile, c’est parce qu’une étude de 2010 montre que la bouche du dragon de Komodo contient 57 bactéries qui rendent les morsures de l’animal particulièrement dangereuses.

Naturellement immunisés

Pourtant, ces lézards pouvant mesurer trois mètres et peser 70 kg ne développent pas d’infection quand ils sont attaqués par un de leurs congénères. Un phénomène qui laisse supposer qu’ils sont naturellement immunisés, note L’Express. Les spécialistes américains ont alors réussi à déterminer que c’est de leur sang que les lézards tirent leur protection contre les infections.

Ce dernier contient en effet 48 peptides, dont 47 sont considérés comme des agents antimicrobiens. Dans le cadre de l’étude, les chercheurs ont entrepris de synthétiser huit de ses protéines et de tester leur effet sur plusieurs microbes, dont le Pseudomonas aeruginosa et le staphylocoque doré SARM, deux super-bactéries qui résistent aux antibiotiques actuels.

Sept des protéines sont venues à bout des deux bactéries et la huitième en a tué une des deux. L’espoir d’un antibiotique adapté aux plus sévères des infections semble donc permis.

Source : ouest-france.fr – 28/02/2017

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