20/11/2017
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Iceberg géant: un morceau de l’Antarctique de 5000 km2 menace de se détacher

La faille de Larsen C s’est dédoublée et s’élargit très rapidement. Les scientifiques redoutent qu’elle provoque l’apparition du plus grand iceberg jamais observé.

Le risque d’une rupture était déjà grand, de nouvelles preuves renforcent les craintes des scientifiques. Un iceberg de 5000 km², soit 50 fois la superficie de Paris, devrait bientôt se détacher de l’Antarctique. La faille située sur la barrière de Larsen, dans le nord-ouest du continent gelé, s’est non seulement dédoublée, mais s’élargit également d’un mètre par jour, rapportent Dan McGrath, un géophysicien de l’Institut géologique américain et le groupe de surveillance britannique Projet Midas.

Si la fissure originale a arrêté sa progression depuis février 2017, la nouvelle faille, qui se dirige droit vers l’océan Atlantique, renforce les chances d’une séparation. Ce qui devrait fragiliser l’ensemble de la barrière de Larsen, et pourrait augmenter, à terme, le niveau des océans, avancent les chercheurs.

La faille de Larsen C, découverte en 2014, est régulièrement surveillée par les scientifiques britanniques du Projet MIDAS. Grâce au satellite Sentinel-1, de l’Agence spatiale européenne (ESA), ces derniers ont pu déterminer qu’elle mesurait 175 kilomètres de long en janvier 2017, contre 117 kilomètres en novembre 2016.

La montée des eaux redoutée

Selon les chercheurs, Larsen C est tout près de suivre le même destin que le segment B, qui s’était désintégré en février 2002. La glace « va probablement se briser dans les mois à venir, je serais étonné que cela ne se produise pas », déclarait en janvier dernier Adrian Luckman, le chef du projet Midas de la Swansea University, au Pays de Galles. Elle est si près de la rupture que je pense que c’est inévitable. » Une certitude que les dernières données publiées devraient encore renforcer.

Une fois libéré, l’immense iceberg n’aura pas d’impact sur le niveau des océans car cette glace flotte déjà sur l’eau. Mais il se compose une gigantesque barrière de glace flottante, baptisée « Larsen C », qui retient des glaciers capables, eux, de faire gagner 10 cm aux mers du monde s’ils finissaient par glisser dans l’océan Antarctique, avertissent les chercheurs du Projet Midas.

Source : www.lexpress.fr – 04/05/2017

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