17/10/2017
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Il se retrouve à 200 mètres d’un ours polaire

Un enseignant a eu la chance unique de se retrouver à 200 mètres d’un ours polaire et de le photographier à l’état sauvage en Basse-Côte-Nord.

Pierre-Alexandre Defoy avait peine à y croire quand un résident de Pakuashipi est venu le chercher en pleine classe, mercredi, pour l’aviser de la présence d’un ours polaire. Tout le monde dans le village de 300 âmes sait que l’homme originaire de la Mauricie est un grand voyageur passionné de photographie.

N’empêche que c’est la première fois de sa vie qu’il voyait un ours polaire. Il se trouvait à environ 200 mètres de la bête lorsqu’il a capté des images uniques. À aucun moment il n’a ressenti de la peur, a-t-il raconté.

«Je pense qu’il n’avait pas faim, sinon, on aurait senti son agressivité, j’imagine», a simplement dit Pierre-Alexandre Defoy. «C’était un moment incroyable», a renchéri celui qui habite le secteur depuis maintenant huit ans.

Événement rare

La présence d’un ours polaire en Basse-Côte-Nord est considérée comme étant «rare», mais «pas exceptionnelle», par le ministère de la Faune. Il rapporte une mention à Vieux-Fort en 2012, et une autre à Blanc-Sablon en 2008.

«Dès mercredi, des agents de protection ont tenté de l’éloigner en l’effarouchant avec des motoneiges», a expliqué le porte-parole du ministère, Michel Gagnon.

L’animal était alors à seulement 500 mètres de Saint-Augustin, village voisin de la communauté de Pakuashipi. Il n’aurait démontré aucune agressivité. Les motoneigistes ont réussi à repousser l’animal en forêt, environ 4,5 km plus loin. Des agents de la Sûreté du Québec ont fait de la surveillance nocturne pour s’assurer que l’animal ne reviendrait pas à proximité des citoyens.

Des Rangers des Forces armées canadiennes ont aussi été appelés à collaborer à l’opération. Vendredi matin, l’ours polaire a finalement été repéré à 13 km de Saint-Augustin et semblait poursuivre sa route vers le nord.

Très calme

L’ours polaire a attiré une poignée de curieux autour de lui, jusqu’à ce qu’un membre des Forces armées ne leur demande de s’éloigner du «danger», a rapporté Pierre-Alexandre Defoy.

Tout comme ses observateurs, l’ours était très calme, selon l’enseignant.

«Il était blotti dans la forêt. Il se levait la tête, il se recouchait et se relevait», a-t-il décrit.

Les photos de Pierre-Alexandre Defoy ont fait beaucoup réagir sur les réseaux sociaux. Certaines personnes l’ont accusé d’avoir eu recours à un logiciel de montage photo. «Je le prends comme une fleur», a-t-il dit.

Au cours de ses voyages, l’enseignant originaire de la Mauricie a aussi eu la chance de photographier des tigres en Inde et des Gorilles au Rwanda. Il considère sa rencontre avec un ours polaire certainement dans le «top 15» de ses expériences de vie.

Source : journaldequebec.com – 24 mars 2017

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