17/10/2017
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Keytruda : Quel est ce nouvel anticancéreux commercialisé aux États-Unis ?

C’est une petite révolution sur le marché du médicament américain et un nouvel espoir pour les patients dont les tumeurs sont inopérables.

Le Keytruda, un médicament contre le cancer développé par les laboratoires Merck, a obtenu, ce mardi 23 mai, une autorisation de mise sur le marché. « Jusqu’à maintenant, la FDA (Food and Drug Administration) approuvait des thérapies contre le cancer en fonction de l’organe touché initialement, comme par exemple le poumon ou le sein », détaille le Dr Richard Pazdur, directeur par intérim des produits hématologiques et oncologiques au centre d’évaluation des médicaments de la FDA. Désormais, l’approbation d’un traitement a été élargie aux biomarqueurs de la tumeur.

Côlon, ovaire, prostate… une solution pour traiter de nombreux cancers

Cet anticancéreux pourra ainsi être prescrit, dans le cadre d’une immunothérapie, pour traiter les patients, enfants comme adultes, dont les biomarqueurs révèlent la présence d’une tumeur cancéreuse qui ne peut pas être opérée. Mais ce n’est pas tout, ce traitement pourra aussi être indiqué aux malades touchés par un cancer colorectal, dont l’évolution n’a pu être stoppée par la chimiothérapie.

Dans le détail, le keytruda (pembrolizumab) cible des tumeurs porteuses de caractéristiques génétiques dites MSI (MicroSatellite Instability) et dMMR (deficient MisMatch Repair). Elles se situent généralement au niveau du côlon, des ovaires et des tissus gastro-intestinaux, mais aussi des seins, de la prostate, de la vessie et de la glande thyroïde, comme l’indique la FDA.

Ce traitement était déjà autorisé outre-Atlantique mais pour traiter des cancers localisés, comme le mélanome (cancer de la peau), le cancer du poumon, de la tête, du cou ou du lymphome de Hodgkin. Maintenant, il l’est aussi pour traiter des pathologies incurables, s’il n’y a pas d’alternative et si la molécule s’est révélée suffisamment efficace lors de tests cliniques.

En France, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a étendu l’autorisation de mise sur le marché de ce médicament – normalement réservé au cas de mélanome – aux cancers du poumon avancés.

Source : www.lci.fr/sante – 25 mai 2017

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