20/10/2017
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La rouille du blé gagne du terrain

De nouveaux types de rouille du blé, recensés dans le bassin Méditerranéen, attirent l’attention de plusieurs organismes de recherche.

Trois nouvelles maladies fongiques du blé se sont fortement répandues dans le courant de l’année 2016, souligne l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). TTTTF est la dernière race identifiée de la rouille noire. Identifiée en Sicile (Italie), elle a ravagé plusieurs milliers d’hectares de blé dur. Compte tenu de ses caractéristiques, la FAO exprime des craintes quant à la vulnérabilité des variétés de blé panifiable envers cette maladie.

La seconde est une nouvelle race de rouille jaune, qui a touché six pays, dont l’Italie et le Maroc. La troisième est également une forme de rouille jaune, nommée AF2012, dont des foyers ont été recensés en Ethiopie et dans plusieurs autres pays africains, ainsi qu’en Ouzbékistan et en Afghanistan.

Pour Fazil Dusunceli, phytopathologiste à la FAO, « ces nouvelles races de rouille, agressives, sont apparues au moment même où nous sommes en train de travailler avec des partenaires internationaux en vue d’aider les pays à combattre les formes déjà existantes. Nous devons donc agir rapidement et appréhender le problème de manière intégrale ».

« Les évaluations préliminaires sont inquiétantes, mais on ne connaît toujours pas la réelle incidence qu’auront ces nouvelles races de rouille sur les différentes variétés de blé dans les régions affectées », poursuit le chercheur. La FAO s’appuie notamment sur des travaux menés par l’université danoise d’Aarhus et par le Centre international pour l’amélioration du maïs et du blé.

Des recherches en cours

La rouille du blé n’est toutefois pas une maladie nouvelle pour les céréaliers. Durant les années 1950, une épidémie de rouille noire avait détruit 40% des récoltes de blé de printemps en Amérique du Nord. Des printemps frais et humides, avec des températures moyennes modérées (de 10 à 15 degrés), ainsi que des températures élevées favorisent la rouille jaune.

La FAO a engagé un programme quadriennal afin de renforcer, à l’échelle mondiale, les capacités de surveillance de l’épidémie. Face aux risques encourus (jusqu’à 80% de pertes sur une récolte), l’institution avait annoncé, l’an dernier, de nouveaux partenariats dans le domaine de la recherche.

Source : usinenouvelle.com – 07/02/2017

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