17/10/2017
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Le choléra fait des ravages au Yémen

Dans ce pays de la péninsule arabique secoué par une guerre civile, une personne décède chaque heure du choléra.

Le choléra, maladie hautement contagieuse qui peut tuer en quelques heures, a fait 789 morts et plus de 100.000 cas suspects au Yémen depuis fin avril, a annoncé jeudi l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

«À ce jour, 101.820 cas suspects de choléra et 789 décès ont été signalés dans 19 provinces» depuis l’apparition de la maladie, a détaillé un porte-parole de l’OMS, Tarik Jasarevic. L’OMS a dit craindre jusqu’à 250.000 cas dans les six mois.

L’épidémie de choléra la plus virulente de l’histoire contemporaine se déploie toujours à Haïti. Importée en 2010 par des Casques bleus népalais à la suite d’un séisme dévastateur, la maladie a touché à ce jour 800.000 personnes et causé 9500 morts.

«Au bord du gouffre»

Selon un communiqué publié jeudi par l’ONG Oxfam, une personne décède chaque heure du choléra au Yémen. «Le [pays] est au bord du gouffre», déclare dans un communiqué le directeur d’Oxfam au Yémen, Sajjad Mohammed Sajid. Si l’épidémie n’est pas endiguée, elle va «menacer la vie de milliers de personnes dans les prochains mois», estime l’ONG, qui appelle à un «cessez-le-feu immédiat» pour permettre aux travailleurs humanitaires d’intervenir.

Le choléra est une infection intestinale aiguë due à l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par le bacille Vibrio cholerae. L’épidémie se répand rapidement dans ce pays pauvre de la péninsule arabique, dont les installations hospitalières et les conditions d’hygiène se sont profondément détériorées en raison de la guerre qui oppose depuis plus de deux ans rebelles et forces loyalistes, soutenues par une coalition arabe menée par l’Arabie saoudite.

Le conflit au Yémen a fait plus de 8000 morts et 45.000 blessés depuis deux ans, selon l’ONU. Fin mai, le médiateur de l’ONU avait annoncé devant le Conseil de sécurité qu’aucun progrès n’avait été obtenu pour relancer des négociations de paix ou obtenir un accord sur l’avenir du port de Hodeida (ouest), aux mains des rebelles et par lequel transite le gros des importations du Yémen.

Source : sante.lefigaro.fr – 09/06/2017

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