24/11/2017
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Le climat changera dans 80 % des parcs avant la fin du siècle, estime une étude

Certaines espèces vivantes devront se déplacer de plusieurs kilomètres par an, si elles veulent continuer de bénéficier des conditions climatiques qu’elles connaissent actuellement dans les parcs naturels du Canada.

C’est la conclusion d’un groupe de chercheurs qui a cartographié les changements climatiques attendus d’ici la fin du siècle dans quelque 4500 parcs et autres aires naturelles du pays, des États-Unis et du Mexique.

Dans 80 % des cas, le climat actuel ne sera plus le même dans les parcs en 2100, explique le chercheur Marc-André Parisien, du Service canadien des forêts, un des coauteurs de l’étude.

Les espèces concernées devront s’adapter à des conditions climatiques différentes ou se déplacer pour suivre le climat. « Ça devient un problème pour les espèces », estime M. Parisien, surtout pour les végétaux ou quand les changements attendus sont importants comme dans les Rocheuses canadiennes.

Il est, par exemple, pessimiste à propos de l’avenir du caribou des bois, classé comme une espèce en péril.

Le chercheur espère que la publication de l’étude dans la revue scientifique Global Change Biology alimente la réflexion sur la gestion des aires protégées et la création de réseaux de parcs. Il faudra créer, dit-il, de nouvelles zones protégées si l’on veut permettre aux espèces de se déplacer vers les zones qui vont devenir favorables.

De nouveaux parcs nécessaires

« Au Canada, on a plusieurs zones qui ne sont pas protégées, mais qui ont une végétation naturelle. On a la possibilité de faire des zones protégées là où il n’y en a pas actuellement », observe Marc-André Parisien. D’autres espèces n’auront pas cette chance, surtout celles qui aiment des conditions climatiques qui s’installeront dans des zones urbaines ou agricoles.

Cette étude vient alimenter le travail de certains écologistes comme Harvey Locke. Depuis plus de 20 ans, il milite en faveur d’un corridor protégé qui s’étend du parc national américain Yellowstone jusqu’au Yukon.

Selon M. Locke, le plus grand défi est de faire travailler tous les acteurs concernés, y compris les municipalités voisines des parcs qui n’ont pas toujours l’habitude de s’occuper de la gestion de l’environnement.

« Il faut s’organiser à l’échelle de la société pour les mouvements de la faune et trouver des manières de travailler ensemble », estime-t-il.

Source : ici.radio-canada.ca – 28 MARS 2017

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