20/11/2017
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Les Turinois doivent «fermer les fenêtres»

La pollution a atteint des niveaux alarmants dans le nord de l’Italie. La municipalité de la capitale du Piémont a appelé ses habitants à fermer portes et fenêtres et rester à l’intérieur.

Dans la ville de Turin une concentration de particules fines de 114 microgrammes par mètres cube a été relevé mercredi, soit plus du double de la valeur maximale fixée à 50 microgrammes. Depuis le début de de l’année, le seuil de 50 microgrammes y a été dépassé 69 jours, contre une limite «autorisée» de 35 jours.

Jugeant la situation «critique», l’adjoint à l’Environnement, Alberto Unia, a invité «en particulier les plus anciens, les enfants et les personnes souffrant de pathologies cardiorespiratoires», à «rester le plus possible dans des lieux fermés, en évitant d’ouvrir les portes et les fenêtres».

Les «activités physiques intenses et prolongées à l’extérieur» sont déconseillées, et ceux devant se déplacer à pied ou à bicyclette sont exhortés à «le faire sur un temps le plus bref possible et loin des rues à fort trafic». La ville a aussi limité la circulation des véhicules diesel les plus polluants.

Mesures de bon sens

Des mesures similaires concernant les véhicules ont été prises dans d’autres villes, notamment à Milan, où la concentration de particules fines s’élevait jeudi à 90 microgrammes par mètre cube. Le maire de la capitale lombarde, Giuseppe Sala, a estimé que «pour combattre le smog il fallait des mesures structurelles partagées au niveau européen». De tels niveaux de smog sont relevés habituellement en décembre et janvier dans le nord de l’Italie, qui par sa géographie favorise le maintien des particules. Cette situation inhabituelle a été favorisée notamment par l’absence de précipitations.

Sur Twitter, l’astronaute italien Paolo Nespoli a posté mercredi une photo sur laquelle on voit un gros nuage noir sur le nord de l’Italie, avec ce commentaire: «La plaine du Pô il y a quelques heures: brouillard ou smog?» Le ministre italien de l’Environnement, Luca Galletti, a jugé le problème «très complexe», en soulignant qu’«il concernait toutes les grandes capitales, pas seulement notre pays».

«Je suis le premier à dire que je n’ai pas de baguette magique. Si j’en avais une, je l’aurais déjà utilisée», a-t-il dit, tout en détaillant les mesures allant dans le bon sens, comme le développement de moyens de transport durables ou les incitations à utiliser des modèles de chauffage plus efficaces.

Source : www.lessentiel.lu

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